vendredi 5 septembre 2014

A Marioupol, le cessez-le-feu ne rapproche pas les deux camps


Dans Marioupol déserte, Tn Requin le cessez-le-feu entré en vigueur à 17 heures n'aura pas changé grand chose en cette fin d'après-midi. Toujours bien peu de passants et de voitures pour un vendredi en période encore estivale. Les mêmes queues qu'un peu plus tôt devant les distributeurs de billets, menacés de pénurie. Une patrouille d'hommes armés dans un 4x4 noir ici ou là, occasionnellement.
Quant aux quelques habitants qui se risquent dehors, Nike Tn ils sont désabusés et semblent ballotés dans les remous de la guerre de communication qui, elle aussi, a fait rage ces dernières semaines. Tous, bien sûr, ne souhaitent qu'une chose : la paix. Et un cessez-le-feu ne peut donc que les satisfaire. Mais ils peinent à y croire.
Derrière l'imposant théâtre recouvert de stuc blanc comme il se doit, dans le centre-ville, quelques habitants se promènent ou discutent assis sur les bancs alors que leurs enfants jouent. Comme Ioura. Cet ancien mineur de près de 60 ans, aujourd'hui retraité, est sorti prendre le frais avec sa fille et son petit fils. Le petit blondinet de deux ans joue dans le bac à sable tout proche.
Bien sur que nous avons peur de l'avenir. Peur pour nos enfants. Est-ce que cette trêve va tenir ? Vont ils tenir parole ? En qui pouvons nous avoir confiance aujourd'hui ? Toutes ces questions nous nous les posons à chaque instant" souligne-t-il, le regard las, la voix basse.
"Qui peut imaginer Air Max qu'on tire à l'arme automatique sur ses voisins dans un pays civilisé au XXIe siècle ? Qui ?" demande-t-il encore.

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